La chirurgie orale regroupe différentes interventions concernant les dents, les tissus mous de la bouche ainsi que certaines lésions des maxillaires.
Au cabinet du Dr Wajih Lakhssassi à Meknès, toute prise en charge chirurgicale débute par un examen clinique et, lorsque cela est nécessaire, par une imagerie adaptée afin d’établir le diagnostic et de planifier l’intervention.
Selon la nature, la localisation et la complexité de la situation, le traitement peut être réalisé au cabinet ou nécessiter une orientation vers une structure ou un praticien spécialisé adapté.
Les principales situations prises en charge en chirurgie orale
Selon l’indication clinique, la chirurgie orale peut notamment concerner :
- certaines extractions dentaires ;
- les dents de sagesse incluses ou semi-incluses ;
- certaines dents incluses ;
- l’exposition chirurgicale d’une dent destinée à une traction orthodontique ;
- certaines lésions ou kystes des maxillaires ;
- certaines petites interventions concernant les tissus mous buccaux.
Chaque intervention est précédée d’une évaluation individuelle.
Qu’est-ce qu’un kyste des maxillaires ?
Un kyste des maxillaires est une cavité pathologique qui peut se développer à l’intérieur de l’os du maxillaire supérieur ou de la mandibule.
Il existe différents types de lésions kystiques, dont certaines sont en relation avec une dent ou une infection d’origine dentaire.
Un aspect radiologique évoquant un kyste ne permet cependant pas toujours d’en déterminer avec certitude la nature.
Le diagnostic repose sur l’ensemble des données cliniques, radiologiques et, lorsque cela est nécessaire, anatomopathologiques.
Quels symptômes peuvent révéler un kyste ?
De nombreuses lésions peuvent rester longtemps asymptomatiques et être découvertes fortuitement lors d’un examen radiographique.
Dans d’autres situations, certains signes peuvent apparaître :
- gonflement localisé ;
- douleur ou gêne ;
- infection ;
- écoulement ;
- déplacement de certaines dents ;
- modification de la sensibilité dans certaines situations ;
- ou augmentation progressive du volume d’une région osseuse.
La présence de ces symptômes n’est pas spécifique d’un kyste. Un examen est nécessaire pour en rechercher l’origine.
Le rôle de l’imagerie
L’imagerie est essentielle pour évaluer une lésion située dans les maxillaires.
Selon la situation, une radiographie conventionnelle peut être complétée par une imagerie tridimensionnelle de type CBCT.
Elle peut permettre d’étudier plus précisément :
- la localisation de la lésion ;
- ses dimensions ;
- ses limites ;
- ses rapports avec les racines dentaires ;
- sa proximité avec le canal mandibulaire ;
- ses rapports avec le sinus maxillaire ou les fosses nasales ;
- et son extension dans l’os.
Le choix de l’examen est déterminé en fonction de l’indication clinique.
Kystes d’origine dentaire
Certaines lésions kystiques peuvent être associées à une dent dont la pulpe est nécrosée ou infectée.
Dans ces situations, il est important d’identifier et de traiter l’origine dentaire de la pathologie.
Selon le diagnostic, la prise en charge peut associer traitement endodontique et traitement chirurgical, ou nécessiter une autre stratégie.
Kystes associés à une dent incluse
Certaines lésions peuvent se développer autour d’une dent incluse.
Le bilan permet alors d’étudier simultanément la lésion et la dent concernée afin de déterminer la stratégie thérapeutique la plus appropriée.
La conservation ou l’extraction de la dent dépend de la situation clinique et de la nature de la lésion.
Comment traite-t-on un kyste ?
Le traitement dépend de la nature supposée ou confirmée de la lésion, de sa taille, de sa localisation et de ses rapports avec les structures anatomiques voisines.
Selon les situations, différentes approches chirurgicales peuvent être envisagées, notamment :
Énucléation
L’énucléation consiste à retirer chirurgicalement la lésion dans son ensemble lorsque cette approche est indiquée et réalisable.
Décompression ou marsupialisation
Pour certaines lésions volumineuses ou situées à proximité de structures anatomiques importantes, une approche visant à diminuer progressivement la pression et le volume de la lésion peut parfois être envisagée avant ou à la place d’une autre intervention.
Le choix de la technique dépend du diagnostic et de la situation individuelle.
Analyse anatomopathologique
Lorsqu’un tissu ou une lésion est retiré chirurgicalement et que son analyse est indiquée, le prélèvement peut être adressé à un laboratoire d’anatomopathologie.
Cette analyse permet de préciser la nature histologique de la lésion et de confirmer ou d’orienter le diagnostic.
Elle constitue une étape importante dans la prise en charge de nombreuses lésions des maxillaires.
Le suivi après traitement
Un suivi clinique et, lorsque cela est indiqué, radiologique peut être nécessaire après le traitement d’une lésion kystique.
Il permet notamment de contrôler :
- la cicatrisation ;
- l’évolution de la zone osseuse ;
- l’état des dents voisines ;
- et l’absence de signe de persistance ou de récidive de la lésion.
La durée du suivi dépend de la nature de la pathologie traitée.
Quand une orientation est-elle nécessaire ?
Certaines lésions, en raison de leur taille, de leur localisation, de leur nature suspectée ou de leur proximité avec des structures anatomiques importantes, nécessitent une prise en charge dans un environnement spécialisé.
Lorsque la situation le justifie, le patient est orienté vers le professionnel ou la structure appropriée afin d’assurer une prise en charge adaptée.
Un diagnostic précis avant toute intervention
Une image radioclaire ou une lésion découverte sur une radiographie ne doit pas être considérée automatiquement comme un simple kyste.
Différentes pathologies peuvent présenter des aspects radiologiques proches.
C’est pourquoi le diagnostic repose sur la confrontation de l’examen clinique, de l’imagerie et, lorsque cela est nécessaire, de l’analyse anatomopathologique.
Toute lésion des maxillaires nécessite une évaluation diagnostique avant de déterminer la conduite thérapeutique.